Plouaret suite

Quelques détails sur les jeux :

Premier clavier : Great Organ

Open Diapason 8'
(Montre 8')
54 tuyaux en métal (Do1 à Mi1 en bois, puis façade à partir de Fa1)
Stopped Diapason 8'
(Bourdon 8')
Bourdon en bois 8' (Do1 à Mi2, 17 tuyaux servant comme basses communes pour les 2 jeux suivants
Clarabel 8'
(Flûte ouverte 8')
Flûte ouverte en bois 8' (37 tuyaux à partir de Fa2, les premières notes étant bouchées)
Dulciana 8'
(Dulciane 8')
Dulciane en métal 8' (37 tyuaux à partir du Fa2)
Principal 4'
(Prestant 4')
Prestant 4' (54 tuyaux en métal, y compris quelques uns en façade)
Flute 4'
(Flûte 4')
Flûte bouchée en bois 4' (42 tuyaux à partir du Do2)
Fifteenth 2'
(Doublette 2')
Doublette 2' (54 tuyaux en métal, de 1976)
MixtureMixture 2 rangs (108 tuyaux en métal, de 1976)

Clavier supérieur : Swell

Double Diapason 16'
(Bourdon 16')
Bourdon en bois 16' (42 tuyaux, à partir du Do2)
Open Diapason 8'
(Montre 8')
Petite montre 8' (54 tuyaux, les basses en bois bouchées, en métal à partir du Do2)
Liebich Gedacht 8'
(Bourdon 8')
Bourdon doux en bois 8' (44 tuyaux, basses communes avec l'Open Diapason)
Principal 4'
(Prestant 4')
Prestant 4' (tuyaux en métal)
MixtureMixture 2-3 rangs (150 tuyaux en métal)
Départ : 1 1/3
Reprise au Do2 et Fa3,
Dessus : 8, 2 2/3, 2
Cornopean 8'Trompette 8' (54 tuyaux en métal)

Pédalier :

Bourdon 16'Soubasse 16' (jeu bouché en bois, de moyenne taille)

Le Buffet

Montre de l'orgue de Plouaret

Le buffet est en style gothique avec trois lucarnes, verni à l’alcool,

La façade montre de magnifiques tuyaux ornés dans des couleurs rouge-marron, gris clair et «or» en bandes, avec d’autres dessins (croix, fleurs de lys).

Lorsque l’orgue est arrivé en France, ces tuyaux de façade avaient été recouverts d’une peinture blanche, dans les années 1960. Martin Renschaw, le facteur d’orgue, a remarqué des motifs décoratifs sous cette peinture blanche. Après plusieurs jours de grattage méticuleux, cela donne une façade originale, caractéristique des orgues anglais. Ces motifs pourront être restaurés dans leurs teintes d’origine.

Complètement enfermé dans sa boîte de bois, on ne distingue à l’arrière que le moteur en bas à droite et la boîte d’expression en haut. Elle renferme tous les tuyaux du clavier de récit.

Au fronton de l’instrument, on remarque un motif décoratif qui semble être un rajout probablement destiné à masquer la plaque du fabriquant, disparue.

 

Bernard Le Bail

 

 

Orgue précédent :

Un petit instrument a existé jusque dans les années 70 ou 80 : Corbes note déjà dans son étude de 1964-65 sur les orgues des Côtes du Nord

 

« qu’il subsiste à Plouaret les restes d’un orgue, depuis longtemps hors d’usage qui, avec son clavier unique de 54 notes sans pédalier et ses neuf jeux très « classiques » paraît bien être un orgue de la fin du XVIII° siècle ».

 

 

bourdon 8′                   

dessus de flûte 8′

prestant

flûte 4′

quinte 2′ 2/3

doublette 2′

tierce 1′ 3/5

hautbois 8′ (dessus ?)

clairon 4′ (basse ?)

 

 

Michel Cocheril nous apprend que l’instrument a été construit en 1841 par Augustin Herland (1), pour la somme de 5.600 francs. Quelques rares éléments rescapés laissent deviner un buffet de style néo-gothique.

 

A la lumière de l’étude de Maurice Rousseau sur les  instruments de l’abbé Clergeau, auteur de l’instrument de Pommerit-Jaudy, on peut rattacher ce petit orgue  à ce courant de facture ayant émergé en France à partir de 1830-1840 (Clergeau, Lelogeais, Orange, Ménard …) : « petits » instruments avec 4′ en façade, de 5 à 8 jeux, encore ancrés dans la tradition française classique puisque comportant parfois un dessus de cornet et un ou plus jeu d’anche de façon à pouvoir faire le « grand jeu » ainsi qu’une une tuyauterie coupée au ton.

 

Un voile pudique tout de mystère artistiquement et amnésiquement flouté recouvre l’existence de cet instrument : personne dans la commune ne semble en mesure de dire quoique ce soit de concret à propos de ce fantôme.  Il semble toutefois pouvoir être avancé que l’orgue et surtout les deux tribunes qui le supportaient étaient en très mauvais état : il aurait été décidé de tout envoyer « à la benne », sans discernement.

 

(1) : Herland est un facteur fixé à Brest dans la première moitié du XIX° siècle, actif en Finistère et Trégor. C’est lui qui déménagea et installa l’orgue de l’abbaye de Bégard en la cathédrale de Tréguier en 1835, de même pour l’orgue Dallam 1653 de Plestin à Lanvellec.

 

Laurent Le Bot

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


Requis