Orgues polyphones Debierre

Notre territoire comprend trois polyphones construits par Louis Debierre (ou son successeur Georges Gloton), grand facteur d’orgues nantais de la seconde moitié du XIX° siècle :

 

Saint-Nicolas-du-Pelem : église St-Pierre

 

Plouezec : église St-Pierre

 

Tréguier : cathédrale St-Tugdual

 

 

 

Le polyphone est un orgue à tuyaux très compact (à l’allure d’un très gros harmonium) construit en série. Il comprend de 3 à 7 jeux en général et est déplaçable (roulettes). Publicité d’époque

 

Le polyphone de St-Hilaire à Poitiers (1913) photographié par M.Patrick Deflandre en 2011:

consolebuffet (ouvert)clavieraménagement compacttuyaux siphonés (coudés) et clapetstransmissions mécaniques

 

polyphone de St-Hilaire à Poitiers (vidéo)

 

 

C’est l’invention du tuyau « polyphone » qui permet la compacité de l’instrument : les tuyaux les plus graves – donc les plus longs et volumineux- sont munis de un, deux ou trois clapets (un peu comme les clefs des notes graves du saxophone). Ainsi, seul un tuyau permet de jouer autant de notes que de clapets (deux ou trois) alors que dans un grand orgue, à chaque note fait sonner un seul tuyau.

 

Le gain de place (et d’argent) est ainsi garanti par cet ingénieux système.

 

 » En 1882, le 18 août, il [Debierre] dépose le brevet n°150638, pour l’invention des tuyaux d’orgues à notes multiples : « faire produire alternativement plusieurs notes de la gamme et obtenir ainsi les mêmes effets de sonorité qu’avec le système d’un tuyau par note ». Il put ainsi fabriquer des « orgues portatifs à tuyaux polyphones » plus importants : 4 jeux, 5 jeux, 6 jeux, qui furent expédiés dans le monde entier : Amérique, Asie, Afrique ». http://orguedebierre.free.fr/le_maitre.htm

 

Accessoires souvent rencontrés sur les polyphones :

  • clavier transpositeur (système breveté de l’abbé Clergeau),
  • la préparation de jeux (par rotation du tirant),
  • la genouillère d’expression ( manoeuvrant les jalousies horizontales au dessus du buffet),
  • l’octavieur (commandé par une glissière) permet de jouer une note et son octave supérieure simultanément).

 

 

Webographie :

http://www.rkv.ch/archiv/mgd-pdf/07_mgd/072_richli.pdf (en allemand … avec des photos, notamment le système à clapets en fin de document).

 

Bibliographie :

« L’orgue à l’épreuve de l’industrie : la manufacture Debierre », de Pierre Legal, éditions MeMo.

 

 

3 commentaires sur “Orgues polyphones Debierre

  1. Bonjour,

    J’aimerais vous signaler l’existence du beau polyphone de Saint Eloi d’Aunay sous Auneau , Eure et Loir dont je suis titulaire.
    L’instrument date de 1897 et est en excellent état, inscrit à l’inventaire des orgues d’Eure et Loir. Malgré mes réticences initiales, il a été récemment électrifié, mais de façon très discrète et assez réussie à mon sens. Il permet aussi de débrayer la commande électrique et de jouer avec les pieds en manuel comme prévu initialement par Debierre; j’ai réalisé un enregistrement des 24 pièces en style libre de Vierne il y a plusieurs années. Nous aimerions dans le futur développer une activité musicale autour de l’instrument, d’où ma petite remarque
    Bien cordialement
    Jean-Luc Babigeon

    • Bonjour Monsieur,

      heureux de découvrir vos actions de valorisation autour de votre polyphone.

      Du coup, par votre enregistrement de Vierne, le polyphone passe du statut d’accompagnateur à déclamateur soliste !

      Comment s’il vous plaît nous procurer cette gravure audio ?

      Organocordialement,
      Laurent Le Bot, co-admin.

  2. je viens d’en jouer un à l’église de Lanildut 29 et il y en a un aussi à l’église St Nicolas de Boulogne sur mer. cordialement

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